Après un incendie ou un dégât d'eau, chaque heure compte. Les décisions prises dans les 48 premières heures peuvent avoir des répercussions importantes sur votre réclamation d'assurance. Voici les 5 erreurs les plus fréquentes, et comment les éviter.
Erreur 1: Commencer la démolition sans contacter l'assureur
Avant tout travail de démolition, votre assureur doit être notifié. Démolir avant d'avoir obtenu l'autorisation écrite peut invalider votre réclamation. La plupart des compagnies d'assurance exigent une inspection préliminaire de l'espace endommagé avant que les travaux débutent.
Erreur 2: Ne pas documenter l'état des lieux avant la démolition
Une fois les matériaux endommagés retirés, il devient impossible de les montrer à votre assureur. Avant que les travaux ne commencent, photographiez et documentez l'état des lieux: l'étendue des dommages, les matériaux touchés et les biens endommagés.
Cette documentation devrait inclure des photos avant et après les travaux, un rapport détaillé de ce qui a été retiré et les bordereaux d'évacuation des matériaux. Sans cette preuve, votre assureur peut remettre en question l'étendue de la réclamation.
Erreur 3: Agir sans attendre l'évaluation de l'expert en sinistre
Votre assureur mandate généralement un expert en sinistre pour évaluer les dommages et déterminer ce qui est couvert. Démolir avant cette visite peut compliquer son évaluation et créer des désaccords sur l'étendue des travaux à couvrir.
Lorsque la situation le permet, il est préférable de coordonner le calendrier de démolition avec la visite de l'expert. L'évaluation se fait alors sur place, en collaboration entre vous, l'expert et l'équipe de démolition, ce qui permet d'identifier ensemble les éléments compromis et les zones à traiter.
Erreur 4: Choisir un entrepreneur non qualifié pour les travaux
Dans l'urgence, certains propriétaires font appel au premier entrepreneur disponible, sans vérifier sa licence RBQ, son attestation CNESST ou son assurance responsabilité civile. Cette décision peut avoir des conséquences sur votre réclamation: la licence RBQ est souvent exigée par les assureurs pour valider les travaux de démolition après sinistre.
Un entrepreneur sans assurance responsabilité civile vous expose aussi à des risques additionnels si un dommage survient pendant les travaux, en plus de ceux déjà causés par le sinistre.
Erreur 5: Négliger l'évaluation pour l'amiante ou les moisissures
Un dégât d'eau ou une inondation crée des conditions propices au développement de moisissures en 24 à 48 heures. Dans les bâtiments construits avant 1990, un sinistre peut aussi exposer des matériaux contenant de l'amiante.
Si de l'amiante, des moisissures ou d'autres contaminants sont suspectés ou confirmés suite au sinistre, des entreprises certifiées doivent intervenir selon les protocoles CNESST avant que la démolition ne reprenne. Ignorer cette étape expose les occupants et les travailleurs à des risques pour la santé.
En résumé
Après un sinistre, la rapidité d'intervention est importante, mais elle ne doit pas se faire au détriment de votre réclamation d'assurance. Notifier l'assureur, documenter les dommages, coordonner avec l'expert en sinistre, choisir un entrepreneur certifié et évaluer les risques de contamination: ces réflexes protègent à la fois votre dossier et votre sécurité.
Si vous faites face à un sinistre à Montréal, une intervention rapide et coordonnée fait toute la différence.
Intervention après sinistre
Kasa Démolition coordonne avec les assureurs et prend en charge la démolition et la reconstruction après sinistre.
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